La sûreté du Québec, Police de la pensée?
L’histoire suivante est ce qui est arrivé selon Patricia Paquette lorsque la SQ l’a visitée chez elle récemment. Nous ne relayons que l’information comme elle nous a été présentée et ensuite nous commentons.
Hier Matin, Patricia Paquette a recu une visite qu’elle n’aurait jamais cru recevoir. Vers 10:30 le matin, ses 2 téléphones sonnent en même temps, elle travaille de nuit donc n’a pas l’habitude de recevoir des appels le matin. Elle se dit donc que ca doit être important, quand elle vérifie les messages elle constate qu’un sergent détective de la sûreté du québec lui dit qu’elle devrais les rappeler.
Elle les recontacte donc pour savoir ce qui se passe, le sergent en question lui mentionne qu’ils quittent le quartier général de la SQ et sont en direction de chez elle.
Une fois arrivés chez elle, ils lui demandent si elle connait la raison de leur visite, twitter était très loin de son esprit donc elle répondit qu’elle n’en savait rien. Ils lui expliquent donc qu’ils sont la en rapport avec Anonymous et veulent connaitre son implication.
Jusque la, ca semble être une visite de routine faisant partie d’une enquête, rien de bien anormal, mais les choses deviennent rapidement plus étrange selon Patricia. On lui mentione qu’elle a retweeté les tweet d’une personne qui a été arrêtée en france. On lui demande ensuite comment elle réagirais si son employeur serait contacté pour leur dire qu’elle avait tweeté des infos sur eux concernant un autre évènement n’ayant aucun liens.
Ils lui montrent ensuite une copie de toutes ses conversations sur les médias sociaux et à du leur expliqué que le message en question n’était qu’un message déjà posté par son employeur. Visiblement dérangés face a son attitude détachée, Ils lui montrent un article de lois et lui disent qu’elle encourage le crime à la limite en retweetant anonymous et que la prochaine fois ce serait un juge qui déterminerais.
On lui demande de ne plus retweeter anonymous car il y a eu des attaques commisent par d’autres gens qu’elle ne connais même pas sur les sites provinciaux et gouvernementaux.
Ceci est l’histoire, telle que racontée par une Patricia Paquette visiblement ébranlée à la fin d’une journée de travail ou tout ceci lui avait trotté dans la tête. Je sais pas pour vous, mais de mon côté je commence a me demander ce que la SQ peux bien faire de leurs journées.
Sans mentioner que si les choses se sont bien passées comme elle le dit, c’est carrément de l’intimidation de la part des policiers. Je savais pas qu’on avait une police de la pensée au québec, chargée de nous dire ce qu’on à le droit de reposter sur les médias sociaux ou pas.
Je savais pas non plus que faire du chantage en menacant de contacter l’employeur était une tactique acceptable. J’me demande si ils font pression autant que ca quand il s’agit de politiciens corrompus. Probablement pas, car ceux la ne se font jamais arrêter ou même visiter, la SQ est trop occupée à déranger de simple citoyens qui utilisent twitter pour exprimer leur opinion ou simplement retweeter quelquchose exprimé par quelqu’un d’autre. Faudrait peut-être que quelqu’un leur apprenne a utiliser l’internet.
Personellement, je n’ai jamais supporté les attaques sur les sites webs du gouvernement, je n’ai jamais même supporté les demandes des étudiants, mais avec la loi 78 et la SQ qui se comporte comme une police politique, je n’ai d’autre choix que d’en parler haut et fort.
On a des problèmes majeurs de corruption au québec, du crime organisé à en revendre, mais semblerait que taper sur des étudiants et intimider des activistes c’est plus important. Ah mais j’oubliais, quand celui qui paie ton salaire est corrompu, c’est plus difficile de faire ta job.